Des acteurs engagés conditionnent fortement la réussite d’un PCAET (Plan Climat Air Énergie Territorial) au sein d’un territoire. Alors quelles sont les clés pour réussir à les mobiliser ? Il convient dans un premier temps de distinguer les temps que vous choisirez comme relevant de la co-construction, ceux relevant de la participation et ceux relevant de l’information.

La co-construction

La co-construction nécessite, pour être efficace, de bénéficier de participants ayant un minimum de connaissance sur les thématiques abordées et pouvant avoir des propositions valables à l’échelle d’un secteur d’activité. Il est donc souvent recommandé de la réaliser avec les élus et les représentants socio-économiques du territoire. Ce temps est un travail en commun permettant d’avancer sur des éléments très précis et concrets du PCAET. Il se réalise souvent sous forme d’ateliers de travail.

La participation

 

La participation est une remontée d’information, de points de vue, d’attentes vers la structure élaborant le PCAET. Les administrés y sont alors associés sous des formes qui peuvent être variables selon le temps disponible et les moyens consacrés: débat public, forum internet, adresse email dédiée pour faire remonter des propositions… Sur des territoire assez vastes, la participation des élus peut également être une méthode intéressante (via un questionnaire web par exemple) pour faire remonter les projets communaux en lien avec le PCAET à la connaissance de l’EPCI.

 

L’information

 

Enfin, l’information est une communication “descendante”. Elle accompagne les autres temps de concertation et est indispensable à une bonne appropriation de la démarche. Elle devra bien entendu être adaptée au public cible: réunion publique, expositions ou publication dans les bulletins locaux pour le grand public par exemple, documents de synthèse ou chiffres clés pour des élus.

 

Quelques techniques pour optimiser la mobilisation

 

Il n’existe pas de “recette miracle” pour susciter l’intérêt autour du PCAET et de ses temps de concertation. Cependant, quelques techniques peuvent permettre d’optimiser la mobilisation :

  • s’appuyer sur les réussites du territoire, de manière à les citer en exemple et susciter des idées par prolongement
  • s’appuyer sur les autres documents et plans existants ou en cours afin de lier les problématiques et d’éviter un PCAET “hors-sol”
  • traduire les éléments parfois trop théoriques que sont les émissions de GES, les consommations d’énergie ou bien encore les objectifs du PCAET en exemple concrets: surfaces de panneaux photovoltaïque pour des objectifs d’augmentation de la production d’énergie renouvelable, nombre de logement chauffés pour exprimer des consommations énergétiques…
  • Faire témoigner des acteurs du territoire: AMAP, associations, utilisateurs de modes doux… ils deviennent alors des ambassadeurs du PCAET

 

Enfin, au-delà de la construction du PCAET il est important de mobiliser les parties prenantes sur la mise en oeuvre du programme d’action. Certains territoires ont choisi de faire s’engager les porteurs d’actions (organisateurs de transports, associations, communes, gestionnaire d’énergie, industriels, voire particuliers) par la signature d’un “engagement PCAET”. Cela permet de mobiliser, de mettre en avant et valoriser les volontaires et de pouvoir avoir un contact régulier et suivi de la mise en oeuvre des actions.

Gilles Grandval

Responsable du pôle énergie climat chez Mosaïque Environnement, Vice-Président de l’APCC

Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

Cet article vous a-t-il été utile ? N’hésitez pas à faire appel aux membres de l’APCC, tous experts sur les thématiques énergie, climat et environnement, pour vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez aussi contacter directement l’APCC pour nous poser votre question et/ou diffuser une annonce ou un appel d’offre auprès de tous les experts membres APCC.

 

La bonne tenue de vos indicateurs clés conditionne la réussite de votre stratégie climat globale. Pour s’assurer de les remplir et de les suivre correctement, l’implication des salariés dans le processus ainsi que leur sensibilisation aux enjeux énergie climat sont essentielles.

Mettre en place une stratégie climat au sein de votre entreprise nécessite de fixer des indicateurs clés pour rendre compte de l’impact des actions réalisées et fixer la trajectoire de votre stratégie. Ces indicateurs, pour être efficace, se doivent d’être correctement définis, partagés, puis renseignés et suivis. Or, il est parfois bien difficile de s’assurer que ces tâches soient réalisées comme il faut ! L’obstacle : un manque de compréhension de leur mission de la part des personnes en charge de remplir les indicateurs.

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Voir au-delà du comité de pilotage

 

Pour s’assurer d’avoir des indicateurs fonctionnels, une solution est donc de sensibiliser l’ensemble des personnes amenées à prendre part dans le plan de réduction des émissions, et ce quel que soit leur niveau d’implication. En effet, il est fort possible que votre entreprise possède un petit groupe de personnes déjà très impliquées, à savoir le comité de pilotage qui suit généralement l’ensemble de la mission d’évaluation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre de votre structure.

Cependant, ce petit groupe très « sachant » sur les enjeux carbone et qui généralement décide des indicateurs à mettre en place, va devoir s’appuyer sur un réseau de salariés au niveau d’engagement moindre, mais situés à des postes clés de l’entreprise dans le cadre du plan de réduction des émissions. Ces salariés participeront de manière active au plan de réduction et devront renseigner les indicateurs mis en place… autant de missions qui demandent de la motivation !

Or, cette motivation va découler en grande partie de la compréhension de la stratégie qui est mise en place et du sentiment d’avoir été activement impliqué(e) dans la démarche. Ainsi, il est essentiel de les faire participer à différents stades de la démarche.

 

Deux leviers d’actions pour impliquer vos salariés

 

Mettre en place une concertation de parties prenantes internes.

Au moment de déterminer les indicateurs à mettre en place, une bonne démarche est de procéder à une concertation des parties prenantes internes. Identifiez les personnes qui auront un rôle à jouer dans le remplissage et le suivi des potentiels indicateurs, puis assurez-vous de recueillir l’avis de ces personnes et d’en tenir compte. Ceci peut se faire via des ateliers participatifs, en co-construction avec un membre du comité de pilotage par exemple, ou un sondage ludique.

Sensibiliser en amont

Pour mieux faire comprendre l’intérêt pour l’entreprise de s’investir dans une démarche de réduction des GES et donc l’intérêt de suivre les indicateurs, il est important que les personnes concernées comprennent les enjeux énergie climat et puissent établir le lien avec l’activité de leur entreprise.

Cette sensibilisation peut se faire en présentiel comme à distance, par des formations sur site ou des visioconférences. Des outils de communication interne peuvent également vous aider à véhiculer le message à l’ensemble de vos salariés. Par exemple, si vous avez un intranet, il pourrait contenir une section consacrée à l’explication pédagogique des enjeux énergie climat et de votre stratégie climat aux salariés. Réalisez des vidéos et des plaquettes d’explication à faire circuler en interne, diffusez des articles à ce propos dans le journal ou la newsletter interne de l’entreprise. Il est même envisageable de créer de petits événements ponctuels consacrés à la thématique !

En impliquant vos salariés dans la prise de décision et en les sensibilisant à la démarche, il y a de fortes chances pour qu’ils soient plus motivés à remplir et à suivre correctement les indicateurs que vous aurez mis en place. Ainsi, ces actions auront un impact positif sur l’efficacité globale de votre stratégie climat.

Jacques Aflalo, dirigeant du cabinet A2DM

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Comment réussir à lier résultats à court-terme avec des actions qui demandent plus de vision ? L’objectif : entraîner le management et légitimer ces actions à plus de 3 ans. Les clés de réussite : Quick Wins, outils de reporting et rythme de transition carbone d’ici à 2030.

Lors de la mise en place d’une stratégie climat au sein de votre entreprise, il y a fort à parier que vous vous retrouviez confronté au problème de la temporalité de votre plan d’action. En effet, les actions de réduction des émissions de GES sont pour une bonne partie des actions avec un temps de mise en œuvre qui dépasse les 3 ans, ce qui est souvent  l’horizon de temps déjà maximal d’une entreprise. Alors comment les légitimer malgré tout ?

En parallèle, les parties prenantes externes de votre entreprise peuvent vous interroger sur des horizons encore plus à long-terme : 2030, voire 2050. Ces perspectives sont intéressantes pour fixer un cap à l’entreprise, mais de telles échelles de temps relèvent presque de la science-fiction pour le management ! Comment réussir à les convaincre de se projeter à si long-terme ?  

Pour répondre à ces problématiques, voici deux volets sur lesquels travailler :

Volet 1 : Calculer et valoriser les gains réalisés année après année  

Sur une période de un à trois ans, valorisez les actions « quick wins », c’est-à-dire les actions et mesures simples à mettre en place sur lesquelles vous pouvez communiquer et qui peuvent porter leurs fruits dans une courte échelle de temps, afin de commencer à motiver vos collaborateurs. Par exemple : le passage à un fournisseur d’électricité verte*, le changement de flotte de véhicule, etc.

Pour les actions qui ont un impact sur une période plus longue, de trois à six ans, telles que le développement de nouveaux produits ou le travail sur la supply chain, suivez avec un tableau de bord trimestriel l’avancement de l’action et des sous-actions.  Ceci vous permettra de garder votre plan d’action sous-contrôle et de pouvoir faire le reporting des actions entreprises même si elles n’ont pas encore d’impact sur la performance carbone.

Enfin, réalisez une analyse d’écart de l’évolution de la tendance de la performance carbone d’une année sur l’autre : effet volume, effet mix produits, effet prix, effet actions de réduction des émissions de GES… Vous pourrez ainsi mettre en évidence le réel impact des actions mises en œuvre sur la performance carbone.

Volet 2 : Définir et valider un objectif de performance à long-terme (2030)

Cet objectif de long-terme (2030 par exemple) ne doit pas être vu comme un objectif opérationnel qu’il faut impérativement atteindre quoi qu’il arrive, mais plutôt comme un moyen de poser un “rythme” de transition carbone dans l’entreprise : X% de décarbonation par an pour les 12 ans à venir par exemple. Il permet de fixer un cap et de remonter les ambitions de décarbonation.

Cet objectif à long-terme a vocation à être révisé tous les 3 ans. Vous pourrez de toute façon ajuster la visée en fonction des progrès réalisés et des nouvelles informations et techniques disponibles. En effet, les outils et les scénarios de transition carbone s’amélioreront beaucoup d’ici 3 ans et vous pourrez redéfinir de nouveaux objectifs en conséquence à ce moment.

Cette démarche peut être encadrée par un label (Science Based Targets Initiative par exemple) ou par un dispositif comme ACT (Assessing Low Carbon Transition) qui permet d’évaluer si la stratégie mise en œuvre est cohérente avec l’objectif fixé

Guillaume Neveux, Directeur associé chez I Care & Consult
 
*à noter que le passage à un fournisseur d’électricité verte ne fait pas directement diminuer les émissions de GES de l’entreprise qui réalise son bilan carbone, puisqu’elle est raccordée au réseau national. En revanche, l’entreprise participe bel et bien à la réduction du facteur d’émission du mix électrique français et vous pouvez communiquer sur ce point.

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Pour identifier les pistes d’actions couvrant un large périmètre et obtenir une vision stratégique la plus large possible, impliquez vos parties prenantes au moyen d’un forum participatif, d’un world-café ou d’un pro-action café.

Votre Bilan Carbone® a été réalisé et vous avez lancé des actions qui concernent votre périmètre de responsabilité directe. Votre difficulté : vous avez des postes d’émissions importants qui sortent de ce périmètre et vous ne parvenez pas à les intégrer à votre plan d’actions. Or, la prise en compte des émissions indirectes est un facteur clé de réussite de votre stratégie climat, car elles représentent de manière générale environ 80% des émissions d’une structure. Alors comment réussir à agir au-delà du  périmètre des actions directes ?

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La clé pour réussir à influer sur vos émissions indirectes va être d’impliquer toutes vos parties prenantes dans le processus de mise en place de votre stratégie climat.

La première étape consiste donc à identifier les parties prenantes avec lesquelles il est nécessaire de discuter pour aller au-delà d’un périmètre de responsabilité directe : fournisseurs, intermédiaires, transporteurs, clients, revendeurs … Ensuite, invitez-les de manière nominative en leur expliquant les raisons de l’invitation, l’état d’avancement du plan d’actions, la contribution demandée et les modalités de travail.

Des modalités de travail participatives

Lors de la réunion avec vos parties prenantes ciblées, utilisez des modalités de travail participatives : forum ouvert par exemple, « world café » ou « proaction café ». Chacun de ces formats de travail répond à une situation  donnée, en particulier suivant l’état d’avancement des pistes d’actions. Ils permettent de faire émerger les idées, de travailler en bonne entente et bien souvent de stimuler positivement les participants.

Le forum ouvert

Le forum ouvert, qui consiste à reproduire la richesse des échanges informels qui ont lieu lors des pauses café, permet de « débroussailler » les idées si vous en êtes au début du processus. Réunis en cercle, à l’aide de feuilles de papier et de stylos, les participants proposent toutes leurs idées et posent toutes leurs questions à propos du sujet, avec la coordination d’un facilitateur. Les grandes idées ainsi ressorties vous serviront de base pour la suite.

Le world-café

Si des pistes ont déjà été identifiées, le « world café » vous permet de les soumettre aux parties prenantes et de les enrichir. En effet, cette technique consiste à débattre d’une idée ou d’une question en petits groupes autour de tables, avec un roulement des participants autour de la table à intervalles réguliers. Seule une personne reste à la table et résume les échanges qui ont eu lieu aux nouveaux arrivants. Cette méthode permet de mettre en place un dialogue constructif et d’obtenir des retours intéressants sur les pistes identifiées.

Le pro-action café

Enfin, si les pistes d’action ont déjà été travaillées, le « pro action café » est tout à fait approprié pour les améliorer, les « challenger ». Tout comme le « world café », les participants se réunissent en petits groupes autour de tables, avec un roulement. Cette fois-ci, vous allez présenter vos projets de manière argumentée. Le rôle des participants présents à la table est de challenger les projets. Cette méthode est efficace pour pousser plus loin votre réflexion, identifier d’éventuels écueils et surtout de nouvelles opportunités d’actions.

En réunissant ainsi vos parties prenantes de manière participative, vous créerez les conditions de réussite de votre stratégie climat. Ces échanges vous permettront de mieux comprendre où et comment agir sur vos émissions de manière stratégique, tout en mobilisant la volonté de vos parties prenantes à s’impliquer dans le processus.

Jean-Luc Manceau, Dirigeant du cabinet Climat Mundi

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En catégorisant vos gammes de produits selon des critères d’impact GES et en se basant sur les émissions du produit phare de chaque catégorie, vous progresserez pas à pas.

Mettre en place une stratégie climat au sein d’une entreprise qui vend des biens et produits nécessite de s’intéresser au cycle de vie de ces produits. Il est important notamment de prendre en compte les émissions du produit après sa sortie du périmètre d’action direct de l’entreprise : transport, utilisation, fin de vie, déchets, pour avoir une vision réaliste de ses émissions globales. Cette étape correspond à un “Scope 3 aval”, c’est-à-dire les émissions indirectes de l’entreprise en aval de ses sites de production.

Cependant, comment évaluer correctement ce Scope 3 en aval, lorsque votre entreprise fabrique une grande diversité de produits ? Comment inclure ce Scope 3 de manière pertinente dans votre stratégie pour vous aligner sur l’objectif des 2°C des Accords de Paris ? A noter que le Scope 3 concerne également les émissions en amont, mais nous nous concentrerons sur les émissions aval dans cet article.

A lire aussi : 

Émissions indirectes de GES : leur prise en compte est primordiale pour réussir sa stratégie climat, par A2DM

 

Rassemblez vos produits en catégories

En ce qui concerne le Scope 3 et en particulier le Scope 3 aval, il faut accepter de progresser pas à pas, d’un bilan sur l’autre, pour en affiner progressivement la prise en compte d’un BEGES (Bilan des Emissions de Gaz à Effet de Serre) à l’autre.

Si votre entreprise met sur le marché une diversité importante de produits, il s’agit de les rassembler en catégories aussi homogènes que possible du point de vue de leurs impacts GES respectifs au sein des étapes suivantes de leur cycle de vie : éventuels procédés de transformation, transport, consommations d’énergie et/ou de matière à l’usage puis modalités de traitement de fin de vie comparables.

Basez-vous sur un produit phare pour chaque catégorie

Puis, pour chacune des catégories ainsi définies, prenez le temps d’étudier le profil d’impact GES d’un produit phare au sein de cette catégorie. Les émissions associées à chaque poste du BEGES pourront être calculées pour chaque catégorie de produits par extrapolation des résultats obtenus sur le produit phare associé à chacune d’entre elles. Les émissions totales de GES correspondant au scope 3 “aval” de votre entreprise équivalent à la somme des émissions de toutes les catégories de produit (scope 3 aval).

Il n’est pas rare qu’il apparaisse assez vite que l’impact GES de l’une (ou d’un nombre très réduit) de ces catégories domine largement toutes les autres : dans ce cas, l’effort principal pour obtenir un calcul fiable devra clairement porter sur ce poste pour ces étapes du cycle de vie des produits, tout comme – et c’est le plus important – le plan d’action qui découlera du BEGES.

Intéressez-vous aux objectifs 2° de vos parties prenantes

En ce qui concerne l’alignement 2° du Scope 3 aval, il n’existe pas de stratégie simple et uniforme. Une approche possible est de s’intéresser aux objectifs 2° des secteurs d’activité et clients finaux qui transforment et utilisent les produits vendus par votre entreprise et de fixer vos objectifs de progrès sur cette partie du cycle de vie des produits en référence à ceux de ces secteurs d’activité.

Si votre entreprise vend ses produits dans plusieurs secteurs d’activité différents, vous pouvez ainsi imaginer vous fixer un objectif pertinent, en principe, par combinaison de ceux de ces secteurs d’activité.

Rémi Marcus, Co-fondateur, consultant et formateur chez ECO2 Initiative.

Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

Cet article vous a-t-il été utile ? N’hésitez pas à faire appel aux membres de l’APCC, tous experts sur les thématiques énergie, climat et environnement, pour vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez aussi contacter directement l’APCC pour nous poser votre question et/ou diffuser une annonce ou un appel d’offre auprès de tous les experts membres APCC.