Pour initier une stratégie climat au sein de votre entreprise, plusieurs étapes seront nécessaires : de la définition de l’objectif à la collecte des résultats en passant par le plan d’action, les étapes de la méthode Bilan Carbone® vous donneront les clés pour démarrer votre démarche.

Par où commencer lorsque l’on démarre et que l’on souhaite mettre en œuvre une stratégie climat ?

En suivant plusieurs étapes clés et en impliquant l’ensemble de vos parties prenantes (direction, personnel, fournisseurs, etc), vous pourrez mettre en place une stratégie climat adaptée à votre structure.

Définir une équipe, avoir une vision et un objectif

Tout d’abord, constituez une « green team » qui sera responsable de l’étude et de la mise en place de la stratégie climat. Comme pour tout projet, cette équipe assurera le pilotage et le suivi de votre stratégie. Définissez votre stratégie climat sous forme d’une vision et d’un objectif et formalisez l’ensemble de manière concrète. Par exemple : « Mon entreprise souhaite agir concrètement pour le bien de la planète et s’engage à diminuer de x% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 ».

Respecter les étapes de la méthode Bilan Carbone®

Une étape essentielle est de commencer par sensibiliser tous les collaborateurs aux enjeux climatiques afin de fédérer le personnel dans la mise en place de la stratégie climat. Il vous faudra ensuite définir le champ d’étude et la cartographie des flux : ceci vous permettra de définir le périmètre de l’étude carbone pour ensuite cartographier l’ensemble des flux inclus dans ce périmètre. Ensuite, collectez les données, exploitez et analysez les résultats. L’objectif de l’analyse est de faire une hiérarchie de vos émissions afin de définir les “hot-spots”, c’est à dire, les postes les plus émetteurs.

Une fois ces étapes réalisées, votre entreprise peut s’attaquer au plan d’action. Organisez des groupes de travail et de réflexion avec les membres de votre personnel. Pour commencer, ces groupes peuvent réfléchir sur, par exemple, les trois premiers hot-spots  ; il est très important que le personnel concernés par ces postes soient impliqués dans la démarche pour assurer par la suite une bonne mise en place du plan d’action. Appliquez le plan d’action et le suivi des résultats, puis communiquez sur les résultats, en interne et en externe.

A la fin de votre stratégie, compensez une partie ou toutes les émissions résiduelles de CO2 afin d’offrir un produit ou un service « neutre en CO2 ». Cette dernière étape permettra de vous positionner face à une demande toujours plus grande du marché.

Quels bénéfices pour votre entreprise ?

Dans la majorité des cas, une diminution des émissions de CO2 se traduira par une diminution des coûts. En effet, si, par exemple, des actions permettent de diminuer les consommations énergétiques, cela implique forcément moins de dépenses pour ce poste. Ou encore, si vous optimisez vos livraisons pour diminuer les émissions de CO2 liées à ce flux, cela signifiera qu’il y aura moins de transport et donc, diminution du coût de ce poste.

Les gains/bénéfices varient en fonction du type d’entreprise. A titre d’exemple, pour une société belge, située en wallonie, et qui fabrique des blocs en bétons, nous avons, à l’aide des chauffeurs, mis en place des actions qui se sont traduites par une diminution importante de la consommation des camions utilisés pour les livraisons (environs 15%), et donc, par une diminution importante du coût de ce poste qui représentaient l’achat de plus d’un million de litres de diesel par an. De plus, ces gains financiers directs auront permis de financer des investissements pour d’autres actions de réduction.

Cet exemple démontre l’importance d’impliquer les personnes concernées dans la mise en place d’action de réduction afin que ces réductions soient intégrées dans les gestes au quotidien, et ce, pour toujours !

Mais surtout, vous aurez mis en place un projet d’entreprise positif de réduction qui apportera de la fierté à vos collaborateurs et un positionnement concurrentiel pour votre entreprise. Les bénéfices pour l’entreprise seront donc écologiques, économiques mais aussi stratégiques.

Une stratégie climat, c’est une stratégie win-win, où tout le monde ressort gagnant : l’entreprise, les collaborateurs, les clients et au final, notre planète.

Frédéric Mathot, directeur du cabinet CO2 Strategy


Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

Cet article vous a-t-il été utile ? N’hésitez pas à faire appel aux membres de l’APCC, tous experts sur les thématiques énergie, climat et environnement, pour vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez aussi contacter directement l’APCC pour nous poser votre question et/ou diffuser une annonce ou un appel d’offre auprès de tous les experts membres APCC.

 

Comment agir en tant qu’entreprise dans le secteur de l’agroalimentaire sur l’impact carbone des produits en amont de la chaîne d’approvisionnement ? 2 leviers d’action : nouer une relation partenariale qui prend en compte l’empreinte carbone des produits et apprendre à poser les bonnes questions à vos fournisseurs.

Si votre entreprise travaille dans le secteur de l’agroalimentaire, vous avez peut-être été confronté à la difficulté de maîtriser l’empreinte carbone de vos produits en amont de la chaîne d’approvisionnement. Pourtant, pour avoir un réel impact sur les émissions de gaz à effet de serre de vos produits, il est primordial de s’intéresser à ce qui se passe en amont. En effet, 70% des émissions ont lieu directement dans le champ ! Pour la culture, le transport représente seulement 10% des émissions, l’énergie en usine agro-alimentaire également 10% et l’emballage moins de 1%. Pour l’élevage, ces derniers postes deviennent même complètement négligeables tant la production de viande nécessite de ressources (source : ADEME).

Ainsi, comme dans tout processus de production-consommation, tous les acteurs de la chaîne de production alimentaire sont concernés par leur propre empreinte carbone et par celle des acteurs qui sont en amont. Cependant, cette partie du cycle de vie du produit n’étant pas nécessairement gérée par votre entreprise mais par un fournisseur, il peut paraître difficile d’intervenir pour en réduire l’empreinte carbone globale !

Alors comment s’y prendre ? Vos leviers d’actions vont se situer au niveau de la relation commerciale que vous nouez avec vos fournisseurs.

Inclure l’empreinte carbone dans les critères de partenariat

La façon la plus directement opérationnelle de progresser sur le sujet de l’empreinte carbone de vos produits est de nouer un/des partenariat(s) avec un/des fournisseur(s) en ayant la volonté commune de s’améliorer sur ce critère. Leur attitude positive ou non devant une telle proposition pourrait même devenir un critère de sélection à court terme. L’empreinte carbone des produits achetés pourra intervenir in fine comme un des critères de choix d’un fournisseur à qualités gustative et nutritive équivalentes.

La relation partenariale a l’avantage pour le fournisseur concerné de réduire le risque commercial associé à l’évolution de ses pratiques, puisque la démarche se fait en accord avec son client. In fine,cela revient à vous permettre d’intervenir – au travers de cette relation partenariale provisoire et de façon transitoire – sur les étapes amont du cycle de vie de vos produits.

Apprendre à poser les bonnes questions  à vos fournisseurs

Un autre levier intéressant à utiliser auprès de vos fournisseurs est d’apprendre à poser les bonnes questions pour mieux évaluer l’impact environnemental de vos produits. En effet, pour pouvoir agir sur leur empreinte carbone, il est important d’en comprendre les principaux déterminants. Cette démarche sera d’autant plus facile si la relation avec votre fournisseur est ouverte à la collaboration, comme vu ci-dessus.

S’il s’agit d’un produit brut acheté auprès d’un exploitant agricole :

  • Quelle quantité et quel type d’énergie consommée par kilogramme de produit pour la culture et/ou l’élevage ?
  • Quels sont les intrants utilisés pour cultiver le produit : produits phytosanitaires (insecticides, pesticides), types d’engrais ? Quelle quantité d’intrants par kilogramme de produit ?
  • Quels modes de cultures pour un produit d’origine végétale : hors-sol, sous serre, en plein champ, etc ?
  • Quels modes d’élevages pour un produit d’origine carnée : plein air, pâturage, autonomie alimentaire de l’élevage ou importation d’aliments ?
  • Quels labels de qualité possède-t-il : bio, label rouge, AOP, etc ?
  • Quelle est sa provenance et quel est le mode de transport utilisé ?
  • Quels emballages utilisés : quantité et type ?
  • Quelle quantité de déchets par kilogramme produit ?

S’il s’agit de produits déjà préparés achetés auprès d’une entreprise ayant déjà procédé à une première transformation :

  • Quels sont les constituants ? Une viande bovine aura un impact beaucoup plus important que n’importe quelle autre viande ou que n’importe quelle protéine d’origine végétale.
  • Quelle est la provenance de ces constituants et les modes de transport utilisés ?
  • Quelle quantité et quel type d’énergie consommée pour le processus de transformation ?
  • Quels emballages utilisés : quantité et type de matériau ?
  • Quelle quantité de déchets par kilogramme produit ?

Plus vous serez proches de vos fournisseurs, plus il vous sera facile de poser des questions précises et de travailler sur les points d’amélioration de l’empreinte carbone de vos produits, en amont de la chaîne d’approvisionnement. L’avantage pour vous est de gagner en savoir-faire sur les marges de manœuvre à cette étape du cycle de vie, autant de leviers d’actions que vous pourrez ensuite demander à d’autres fournisseurs d’activer. Vous récupérez ainsi la maîtrise de votre empreinte carbone tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Jean-Luc Manceau, dirigeant du cabinet Climat MundiRémi Marcus et Shafik Asal, co-fondateurs du cabinet ECO2 Initiative


Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

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La politique GES d’une entreprise, une fois liée à sa politique globale, permet d’évaluer correctement les choix stratégiques pris pour demain. Il faut prendre l’exercice de comptabilité GES comme une analyse des risques.

Dans votre entreprise, il peut y avoir :

  • une politique générale,
  • une politique RSE,
  • une démarche GES engagée avec un premier Bilan Carbone® et un plan d’actions,
  • un plan d’économies d’énergies et fluides au niveau industriel…

Tous ces éléments existent de leur côté, mais ne fonctionnent pas nécessairement ensemble. Pourtant, il est primordial de faire du lien entre ces projets pour que votre politique GES vienne alimenter votre stratégie globale.

Quel lien y-a-t-il entre GES et économie ? Comment faire le lien entre les différents projets stratégiques et opérationnels ?

C’est le cadre général de développement de votre entreprise qui donne les grandes orientations et les objectifs pour demain. La démarche GES fait partie de ce cadre et vient l’alimenter. Il faut prendre l’exercice de comptabilité GES comme une analyse des risques : “Que se passe-t-il si je ne fais rien ?” Quel est l’impact de l’augmentation du prix des énergies sur mon activité, sur mes usines, sur mes fournisseurs ?… Quel est l’impact de l’augmentation de la taxe carbone à court terme et à moyen terme ? A partir de quand n’est-ce plus financièrement viable de produire ou s’approvisionner de telle matière à tel endroit ?

Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de passer par une étape de diagnostic : “où en suis-je aujourd’hui ?” pour faire de la prospective : “où pourrais-je aller demain?” et ainsi alimenter vos réflexions à tous les niveaux de l’entreprise : achats, investissement, innovation…

Dans ce schéma, la politique globale et la politique RSE ne font ainsi plus qu’un. L’indicateur GES adossé à des simulations économiques devient alors percutant pour évaluer les choix pour demain, et trouve toute sa place dans les indicateurs revus en comité de direction à côté des indicateurs de performance.

Fanny Pénet, directrice des opérations et responsable du pôle carbone chez O2M Conseil


Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

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Quels objectifs de réduction de CO2 pour votre entreprise ? Comment interpréter les résultats de vos actions sur le Bilan Carbone® ? Quand parler de neutralité carbone si vous faites des actions de compensation ? Voici trois conseils qui répondent à ces interrogations.

 

Comment se fixer des objectifs de réduction de CO2 réalistes et ambitieux ?

 

Se fixer des objectifs de réduction de CO2 est un point essentiel de votre stratégie climat. Seulement, il peut parfois être difficile de savoir où placer le curseur ! Pour fixer des objectifs de réduction de CO2 réalistes et ambitieux, il est important d’impliquer tous les acteurs de l’entreprise, ainsi que les parties prenantes.

Le plan d’action doit être co-construit avec les responsables de services concernés. Quand on est impliqué dès l’émergence d’une action, on est généralement moteur pour la voir se concrétiser.

Le plan d’actions doit :

  • Intégrer les actions passées, en cours et à venir pour valoriser tous les efforts.
  • Consolider les différents plans d’actions présents dans l’entreprise : énergies et fluides, investissements, système de management, R&D, emballages, réduction des déchets, … puisque toutes ces thématiques peuvent avoir des bénéfices pour le Bilan Carbone®.

 

Le plan d’actions doit ensuite être challengé : faisabilité technique, simulation économique, risque à mettre en place l’action ET risque à ne pas mettre en place l’action, acceptabilité client, échéancier, innovation, niveau de réduction de CO2 attendu sur l’impact global, coût de la tonne de CO2 évitée, externalités positives…

 

Comment faire le lien entre les actions réalisées pour réduire les GES et les hausses ou baisses des émissions constatées dans le Bilan Carbone® ?

 

Tout d’abord, la comparaison des résultats du Bilan Carbone® sur la variation d’émissions de GES se fait de manière interannuelle : analyser les résultats obtenus sur une échelle de temps plus courte ne serait pas significatif. Ensuite, l’interprétation des données récoltées dans le Bilan GES d’une année à l’autre par rapport aux actions entreprises doit être réalisée avec prudence. Les points de vigilance à avoir lors de l’interprétation d’écarts perçus :  

  • Les périmètres organisationnels et opérationnels ont-ils changé ?
  • A-t-on utilisé la même méthodologie et la même version de l’outil Bilan Carbone® ?
  • Certains facteurs d’émissions ont-ils évolués ?

 

Si vous répondez oui à une de ces questions, une analyse des écarts liés à ces questions doit être faite avant d’associer des réductions ou augmentations à des actions réalisées.

En ce qui concerne les réductions de CO2, le suivi annuel du plan d’action de GES permet de connaître les actions mises en place et le niveau de réalisation (10%, 50%, 100%). Chaque action est quantifiée pour évaluer les gains de CO2 associés. Ainsi, ils permettent d’interpréter une partie des écarts inter-annuels.

Enfin, les hausses de CO2 peuvent être liées :

  • A l’augmentation d’activité, c’est pourquoi il est important de suivre son intensité carbone en valeur absolue (TCO2) et en valeur relative (TCO2/unité de production).
  • A une moins bonne efficacité annuelle, qui peut être expliquée par des facteurs internes (ex : nouvelle ligne de production) ou externes (ex : météo).
  • A la répercussion d’une action de réduction mise en place sur un autre poste.

 

Compensation carbone : à quel moment peut-on parler de neutralité carbone ?

 

Si votre entreprise est investie dans un programme de compensation carbone tel que la plantation d’arbres, vous souhaitez certainement savoir combien ces arbres stockent de CO2 chaque année et les conditions pour pouvoir parler de neutralité carbone.

Sachez que la compensation carbone répond à des règles très strictes :

  • La mesurabilité : les émissions de GES évitées doivent être comptabilisées sur la base d’une méthodologie validée par un tiers indépendant.
  • La vérifiabilité : un auditeur indépendant vérifie annuellement les économies de GES réalisée sur le projet.
  • La permanence : les émissions de GES doivent être évitées pendant au moins 7 ans.
  • L’additionnalité : le projet doit permettre d’éviter des émissions de GES par rapport à une situation de référence. Le porteur du projet doit également prouver que sans le revenu issu de la vente des crédits carbone, son projet n’aurait pas pu être mis en œuvre.

 

Ainsi, l’organisme auquel vous faites appel doit pouvoir vous fournir un certificat de compensation vous indiquant combien de carbone est stocké grâce aux arbres plantés.

Pour pouvoir parler de neutralité carbone, il faut être très attentif au périmètre sur lequel on souhaite communiquer. On parle de neutralité carbone pour une activité ou un produit 100% compensé. Ainsi, il est nécessaire d’être transparent sur le périmètre organisationnel étudié, la méthode de comptabilisation des émissions, les scopes et postes pris en compte.

 

Fanny Pénet, directrice des opérations et responsable du pôle carbone chez O2M Conseil

 


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Cet article vous a-t-il été utile ? N’hésitez pas à faire appel aux membres de l’APCC, tous experts sur les thématiques énergie, climat et environnement, pour vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez aussi contacter directement l’APCC pour nous poser votre question et/ou diffuser une annonce ou un appel d’offre auprès de tous les experts membres APCC.

 

Agir sur les émissions directes d’une organisation via la scope 1 et 2 est une bonne base de stratégie climat. Cependant, s’intéresser aux émissions indirectes (scope 3) permet de réduire de manière bien plus significative ses émissions de gaz à effet de serre.

Si votre structure est concernée par un Bilan GES réglementaire, les retours d’expérience montrent qu’il est fort probable que vos efforts soient concentrés sur le scope 1 et 2 de ce bilan, obligatoires. Cependant, vous êtes-vous également intéressés au scope 3 ? Bien que non obligatoire, il est très fortement conseillé par l’ADEME et vous permettra d’agir de manière plus efficace et plus globale sur vos émissions.

Qu’est-ce que le scope 3 ?

Si le scope 1 concerne les émissions directes de GES générées par l’activité de l’organisation ou du territoire et le scope 2 les émissions associées à la consommation d’électricité et de chaleur, le scope 3 s’intéresse aux émissions indirectes d’une organisation. Ainsi, le scope 3 va concerner les activités en amont et en aval de votre organisation. A la différence des scopes 1 et 2 qui prennent en compte uniquement les enjeux énergétiques, le scope 3 concerne tous les flux d’activités : l’achat de produits, les déplacements, les immobilisations, les déchets, l’utilisation des produits et leur fin de vie, etc.

L'importance de la prise en compte du Scope 3 dans une stratégie climat

Source : ADEME – Site Bilan GES

En quoi est-ce important de l’inclure dans sa stratégie climat ?

L’objectif final de l’évaluation des émissions de GES de votre organisation est de réussir à réduire de manière significative ces émissions. Les scopes 1 et 2 ne se concentrant que sur les enjeux énergétiques, cela revient à se focaliser sur seulement 15 à 20% des émissions totales d’une organisation en général (mis à part l’industrie verrière, minière ou toute industrie nécessitant de très fortes consommations énergétiques). Vous aurez donc des difficultés à agir significativement sur vos émissions de gaz à effet de serre sans inclure le scope 3, qui occupe la part la plus importante : les 80% restants.

Ainsi, en baissant de 3 à 5% de vos émissions sur des postes concernant le scope 3, vous aurez un impact bien plus important qu’en baissant de 3 à 5%  vos émissions sur des postes concernant les scopes 1 et 2. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire d’efforts sur ces scopes, mais qu’il est important de bien intégrer le scope 3 dans votre stratégie climat.

En allant au-delà des obligations du Bilan GES réglementaire, vous aurez ainsi l’opportunité d’agir plus globalement sur votre impact carbone.

Jacques Aflalo, dirigeant du cabinet A2DM


Cet article appartient à la série « APCC : avis d’experts ».  Sur la base de vos questions et des situations rencontrées lors de leurs interventions sur le terrain, les experts APCC partagent leurs conseils afin de permettre à tous ceux qui rencontrent une difficulté similaire de trouver les clés de résolution de leur propre problématique.

Cet article vous a-t-il été utile ? N’hésitez pas à faire appel aux membres de l’APCC, tous experts sur les thématiques énergie, climat et environnement, pour vous conseiller et vous accompagner. Vous pouvez aussi contacter directement l’APCC pour nous poser votre question et/ou diffuser une annonce ou un appel d’offre auprès de tous les experts membres APCC.