Emissions indirectes de GES ; leur prise en compte est primordiale pour réussir sa stratégie climat, par A2DM

Émissions indirectes de GES : leur prise en compte est primordiale pour réussir sa stratégie climat, par A2DM

 

Agir sur les émissions directes d’une organisation via la scope 1 et 2 est une bonne base de stratégie climat. Cependant, s’intéresser aux émissions indirectes (scope 3) permet de réduire de manière bien plus significative ses émissions de gaz à effet de serre.

Si votre structure est concernée par un Bilan GES réglementaire, les retours d’expérience montrent qu’il est fort probable que vos efforts soient concentrés sur le scope 1 et 2 de ce bilan, obligatoires. Cependant, vous êtes-vous également intéressés au scope 3 ? Bien que non obligatoire, il est très fortement conseillé par l’ADEME et vous permettra d’agir de manière plus efficace et plus globale sur vos émissions.

Qu’est-ce que le scope 3 ?

Si le scope 1 concerne les émissions directes de GES générées par l’activité de l’organisation ou du territoire et le scope 2 les émissions associées à la consommation d’électricité et de chaleur, le scope 3 s’intéresse aux émissions indirectes d’une organisation. Ainsi, le scope 3 va concerner les activités en amont et en aval de votre organisation. A la différence des scopes 1 et 2 qui prennent en compte uniquement les enjeux énergétiques, le scope 3 concerne tous les flux d’activités : l’achat de produits, les déplacements, les immobilisations, les déchets, l’utilisation des produits et leur fin de vie, etc.

L'importance de la prise en compte du Scope 3 dans une stratégie climat

Source : ADEME – Site Bilan GES

En quoi est-ce important de l’inclure dans sa stratégie climat ?

L’objectif final de l’évaluation des émissions de GES de votre organisation est de réussir à réduire de manière significative ces émissions. Les scopes 1 et 2 ne se concentrant que sur les enjeux énergétiques, cela revient à se focaliser sur seulement 15 à 20% des émissions totales d’une organisation en général (mis à part l’industrie verrière, minière ou toute industrie nécessitant de très fortes consommations énergétiques). Vous aurez donc des difficultés à agir significativement sur vos émissions de gaz à effet de serre sans inclure le scope 3, qui occupe la part la plus importante : les 80% restants.

Ainsi, en baissant de 3 à 5% de vos émissions sur des postes concernant le scope 3, vous aurez un impact bien plus important qu’en baissant de 3 à 5%  vos émissions sur des postes concernant les scopes 1 et 2. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire d’efforts sur ces scopes, mais qu’il est important de bien intégrer le scope 3 dans votre stratégie climat.

En allant au-delà des obligations du Bilan GES réglementaire, vous aurez ainsi l’opportunité d’agir plus globalement sur votre impact carbone.

Jacques Aflalo, dirigeant du cabinet A2DM


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