Empreintes carbone et Energie de l’informatique au travail par EnergIT

A l’heure où les bâtiments sont de moins en moins énergivores quel est l’importance de la consommation d’électricité des postes de travail informatique ?

Avant-propos : Dans cet article n’est abordé que l’usage des équipements (poste de travail uniquement) et non les émissions liées à leur conception, leur fabrication, leur recyclage et leur destruction (A paraitre dans de prochains articles).

Constats & Enjeux :

La consommation électrique d’un Système d’information est beaucoup plus visible lorsque les bâtiments sont de nouvelles générations et répondent aux critères d’éligibilité de la Norme 50 0001.

La part de la consommation électrique de l’informatique est liée au secteur d’activité :  L’Informatique dans le Tertiaire est proportionnellement 10 fois plus énergivore que dans le secteur de l’industrie.

La part de l’énergie consommée par les postes de travail (Ordinateurs, Ecran, Périphériques, …) dans le secteur Tertiaire est de 53% de la consommation totale : soit plus que les serveurs locaux, 23% (Hors Datacenter) et le Switching, (Switch, Wifi, Téléphonie, …).

Les nouvelles alimentations électriques des ordinateurs fixes sont passées de plus de 100W dans les années 90 à moins de 30 W aujourd’hui. Quant à celles des portables, elles avoisinent les 5 W. Cela a pour effet de réduire considérablement leur facture énergétique, passant de plus de 100€ par an à moins de 10€ par an.

Parallèlement, le nombre d’équipement (Ordinateurs, Tablettes, doubles écrans, …) augmente afin de répondre à la demande des utilisateurs tant en termes de performance que de confort d’utilisation.

D’un côté on réduit la consommation électrique des équipements, de l’autres on augmente le nombre d’équipement par individu.

L’évaluation des consommations se complexifie du fait des implantations diffuses et des nouvelles pratiques liées à la mobilité.

Bonnes pratiques & Solutions :

Economiser moins de 5 € d’électricité par poste et par an ne va que très rarement motiver les organisations (petites ou grandes) à investir dans des actions spécifiques… Pour la plupart, elles se limiteront à communiquer sur les bonnes pratiques à adopter sur son lieu de travail.

Dans les grandes organisations publiques ou privées, l’accent est d’abord mis sur les économies d’énergie des datacenters. Le parc d’ordinateur souvent hétérogène et décentralisé rend difficile la mise en place d’actions correctives. Les Directions Achats, en intégrant des critères de performance énergétiques pour les achats des équipements informatiques, peuvent limiter les consommations électriques. Les Directions des Systèmes d’Information intègrent cette démarche dans les schémas directeurs aux chapitres suivants :

  • Optimisation du parc informatique (Choix, Durée de vie, Uniformisation, …)
  • Rationalisation du matériel et des applications et Ecoconception
  • Sensibilisation et Confort de l’utilisateur

Pour autant des solutions existent et sont déployées dans des grands groupes :

  • Progiciels de Power management comme 1E, Avob, EnergyWise, …
  • GPO ou SCCM : script et procédure développée en interne ou par des prestataires

Leurs mises en œuvre sont souvent remises en cause faute de budget ou pour des raisons de sécurité de fiabilité et de maintenabilité.

Conclusion :

Le fait que les constructeurs et les Editeurs prennent en compte la performance énergétique de leurs produits est un réel progrès. Aujourd’hui, les grandes organisations ont toujours un potentiel de gain non négligeable mais l’étendu diffuse de leur parc informatique est un obstacle difficile à surmonter. Seules celles qui placent en avant leur démarche durable mettent en œuvre des solutions destinées à limiter et contrôler la consommation électrique de leur parc informatique.

Laurent VALETEnergIT

 

Les éléments mentionnés dans cet article ont pour origine :

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